La mondialisation peut être définie comme un mouvement d’internationalisation des économies par le développement des échanges transfrontaliers. Cependant, la mondialisation, ce n’est pas simplement une économie internationale qui resterait un assemblage d’économies nationales reliées entre elles par des réseaux de commerce, d’investissement et de crédit. Ce qui prend forme aujourd’hui, c’est une économie globalement intégrée.
La mondialisation a des significations multidimensionnelles. Elle est économique, politique et culturelle. En effet, la mondialisation se présente aussi comme un grand déstabilisateur culturel et spirituel pour le monde non occidental. La mondialisation de l’économie est l’accélération et l’approfondissement de l’internationalisation du mode de production et de reproduction de l’économie occidentale – économie de marché – à travers une grande mobilité de ressources et une plus grande concurrence planétaire.
La mondialisation économique (ou économique et financière) concerne l’ensemble des échanges économiques devenus mondiaux :
- Des services et des biens.
- Et aussi des facteurs de production correspondant (capital, travail, connaissance…), devenus de nos jours plus mobiles.
Certains de ces échanges peuvent former des marchés mondiaux. Le terme mondialisation est parfois pris comme synonyme de l’anglicisme globalisation. En France, la notion est fortement connotée de libéralisme, au sens de “Libéralisation mondiale”.
Implantations à l’international :
L’implantation des entreprises à l’international se développe dans un triple but :
- Distribuer leurs biens et services dans tous les pays pour couvrir le marché mondial et ainsi assurer la croissance du chiffre d’affaire et obtenir l’économie d’échelle qu’apporte de plus gros débouchés,
- Produire chaque élément dans le pays où les conditions sont les plus favorables, comme le montre plus haut le développement des flux intergroupes
- Accéder à des produits et des matières premières rares (exemple de Total Elf qui s’installe dans le golfe de Guinée).
« Globalisation » de l’économie :
Cette globalisation est le résultat de l’internationalisation des flux économiques et financiers par l’implantation à l’international grâce à la révolution technologique, la globalisation de l’économie est illustrée par les firmes transnationales, appelées communément multinationales dites mondiales ou globales (aussi appelées F.M.N.), et marque une nouvelle étape dans l’histoire du capitalisme.
Dans le même temps, des capitaux circulent par milliards d’un pays à l’autre, en raison d’une très grande facilité de communication procurée par les technologies de l’information. Cela crée des opportunités spéculatives pouvant être source de déstabilisation financière.
Ici, les multinationales ont un rôle central. Une multinationale est en fait une entreprise de grande dimension (en fait sous forme de groupe d’entreprises) implantée dans de nombreux pays par le biais de très nombreuses filiales, opérant soit sur une zone géographique déterminée, soit sur le monde entier.
Ses centres de décision restent dans le pays dont elle est originaire (localisation du siège social), et celui-ci représente une part peu importante du chiffre d’affaires de la société (généralement moins de 50%).
L’ensemble des activités d’une multinationale, même les plus stratégiques, peuvent être délocalisées pour des questions de coût ou de stratégie (ex : Hewlett Packard dispose en France de centres de recherche très importants) ou encore de gestion comptabilité. Il est ainsi souvent avantageux de produire là où la main d’œuvre est plus faiblement rémunérée — à condition qu’elle se montre suffisamment productive, de vendre sur les marchés les plus rentables, et de rechercher la fiscalité la moins contraignante.
D’après certaines études, les échanges entre filiales des multinationales représenteraient un tiers du commerce mondial et les échanges entre les maisons mères des multinationales et leurs filiales un autre tiers du commerce mondial.
La firme multinationale est à distinguer de la firme transnationale : cette dernière étant une firme multinationale qui réalise plus de 25% de son chiffre d’affaires à l’étranger, à l’exemple de Nestlé.
Les sociétés multinationales produisent une part plus ou moins grande des biens et services qu’elles commercialisent à l’étranger, c’est-à-dire hors de leur marché domestique. Cette logique de pénétration des marchés passe par une localisation géographique de la firme à l’étranger. Selon la définition formelle qu’en donne l’Organisation des Nations unies, est multinationale la société qui détient une participation significative en capital dans des filiales ou des sociétés apparentées situées à l’étranger. Dans le cas d’une filiale stricto sensu, la société mère possède une participation majoritaire dans le capital.
Pourtant, il n’est pas nécessaire de détenir cette majorité du capital pour devenir l’actionnaire de référence d’une entreprise. Bien souvent, notamment lorsque le montant du capital est dilué auprès du public, ce qui est le cas de nombreuses sociétés cotées à une bourse de valeurs, la fraction du capital qui permet de s’assurer le contrôle effectif de l’entreprise (et donc de la « filialiser ») est bien inférieure à ce seuil symbolique de 50 p. 100 plus une voix.
La réglementation française considère, pour sa part, qu’un investissement de portefeuille se transforme en investissement direct dès lors qu’une firme détient plus de 20 p. 100 du capital d’une autre entreprise. Dans le cas des sociétés apparentées, la détention de 10 p. 100 des actions assorties d’un droit de vote permet d’affirmer qu’une société est apparentée à une autre qui y exerce, pour le moins, un pouvoir de fait.
Au-delà de cette conception, il existe des formes originales de participation entre sociétés. C’est le cas notamment des joint-ventures qui associent à parité résidents et étrangers au sein d’une entreprise. La formule est par exemple fréquemment usitée dans les pays dits émergents regroupant les pays asiatiques ainsi qu’à un degré moindre dans certains pays d’Europe centrale qui souffrent d’une carence en infrastructures. La formule permet pour le non-résident de s’implanter sur un nouveau marché en échange d’un apport technologique qui permet d’accélérer le développement du pays d’accueil.
Bien souvent, ce type d’association permet à la société multinationale de bénéficier « d’avantages politiques » qui le plus souvent consistent en exemptions fiscales afin d’attirer capitaux et entreprises étrangères. La joint-venture peut également constituer l’occasion d’associer capitaux privés et capitaux publics dans des projets de coopération.
