Le gaullisme est une doctrine politique inspirée par Charles de Gaulle. Elle prône l’indépendance de la France et sa « non-vassalisation » aux organismes supranationaux (ONU et OTAN), à une superpuissance (Etats-Unis) et aux puissances économiques et financières (firmes transnationales). Cette indépendance est donc politique, économique, culturel, diplomatique et militaire. A partir de là, le gaullisme défend le respect à travers le monde des nations à savoir des entités culturelles façonnées par l’histoire et remparts des peuples face à l’impérialisme.
Le pouvoir exécutif est fort, d’où le rôle central du président de la république (respect de l’autorité de l’Etat). Il est relié directement au peuple et passe au-dessus des corps intermédiaires (référendum). C’est l’élection du chef de l’Etat au suffrage universel direct. Ce lien direct du chef et du peuple et la politique sociale permettent le rassemblement des Français, au-delà du clivage stérile (et source de déclin) droite/gauche. Les institutions sont solides (Ve République). Les trois pouvoirs (exécutif, législatif et judiciaire) sont séparés, d’où un régime semi-présidentiel.
La société est construite sur des valeurs et des idées traditionnelles : l’amour de la patrie (drapeau tricolore, Marseillaise), de l’identité française (langue, histoire et racines chrétiennes), le rôle de la structure familiale, le contrôle de l’immigration, la lutte contre le volet culturel de Mai 68, etc. De même, l’attachement à la laïcité républicaine est primordial.
L’économie est orientée par l’Etat en vue d’un développement volontariste (aménagement du territoire, grands projets publics, etc.), d’où une méfiance vis-à-vis du néolibéralisme. Le gaullisme refuse dès lors le capitalisme lorsqu’il entraîne l’exploitation d’une classe par l’autre. Il rejette aussi le socialisme révolutionnaire (lutte des classes). Au-delà d’une protection sociale avancée, la participation (aux bénéfices, aux décisions, à la propriété de l’entreprise) à savoir l’association travail-capital, vise à réconcilier les Français entre eux en aboutissant à davantage de justice sociale et d’efficacité.
Dans ce projet, l’Europe est confédérale. Les Etats sont soumis à un pouvoir central bien qu’ils gardent une certaine autonomie/souveraineté. L’union ne forme qu’un seul Etat vis-à-vis de l’étranger. Elle est « une troisième voix » : Europe européenne. Les peuples ont le droit de disposer d’eux-mêmes (référendum d’autodétermination).
L’objectif du gaullisme est de garantir l’indépendance et le rayonnement de la France dans le monde, l’unité intérieure du pays au service du projet patriotique. Ce dessein passe par un certain pragmatisme (acceptation du Traité de Rome) et le refus des grandes idéologies.
Ces aspects rejoignent la philosophie gaulliste qui affirme que la France est l’une des plus grandes nations occidentales lorsqu’elle est mue par un destin commun et de par son rayonnement culturel (Révolution, Lumières, etc.). Les luttes internes sont sources de déclin. Conséquemment, le pays doit être unifié autour d’un chef, d’un Etat, d’un programme et articulé autour des institutions politiques (bipartisme efficace), économiques (plan), sociales (participation). La France porte un message humaniste.
L’action militaire et politique de Charles de Gaulle en quelques points :
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Résistance et France libre.
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Libération de la France.
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Décolonisation.
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Institutions de la Ve République.
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Réconciliation franco-allemande (construction européenne).
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Force de frappe nucléaire et programme spatial.
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Indépendance face aux USA (sortie de l’OTAN).
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Veto à l’entrée de l’Angleterre en Europe.
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Pragmatisme économique et social.
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Assainissement des finances publiques.
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Accords de Grenelle.
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Opposition à Mai 68.
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Anticommunisme.
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Droit de vote accordé aux femmes.
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