C’est la grande mode de l’écologie. Al Gore est devenu la conscience du monde. Il a reçu un Oscar à Hollywood et même le prix Nobel de la paix. Ce chantre de « l’éco-fondamentalisme », pour reprendre l’expression de Claude Allègre, a acquis le statut de sauveur de l’humanité. Il s’est même opposé à l’administration US à la conférence de Bali. Des sondages le donnaient vainqueur de la primaire démocrate. Il est toutefois primordial d’émettre des doutes sur la sincérité d’Al Gore : une maison qui consomme 20 fois plus d’énergie qu’un citoyen US normal, 200 000 dollars engrangés après une conférence, des déplacements en jet-privé, etc.
C’est la peoplisation du combat écologique qui a imposé le diktat vert à l’occident. Du Grenelle de l’environnement à la conférence de Bali, sans oublier la ratification du protocole de Kyoto par l’Australie de Kevin Rudd, la médiacratie s’est faite le porte-parole de l’intégrisme écologique. Il n’y a pas une émission, un journal télévisé qui ne fasse l’apologie de la nature. Des pseudos-scientifiques assistés de figures médiatiques profitent de l’occasion.
Ce règne vert a atteint son acmé lors de la dernière présidentielle française. Nicolas Hulot et son fameux Pacte écologique ont été au centre des attentions. Des politiques de gauche, de droite, du centre, attirés par les voix des électeurs du présentateur-candidat, étaient unanimes. Ils ont tous signé le projet mormon du héraut de l’écologie. Un Fabius allait même jusqu’à proposer qu’Hulot soit nommé Vice-premier ministre. Pauvre Laurent ! Il se sent obligé de rallier la cause écologiste. Il a d’ailleurs inventé le concept d’économie « sociale-écologique de marché. » Il veut retourné à l’époque de Walden ou la vie dans les bois d’Henry David Thoreau ?!
Dans ce contexte, les citoyens se sont transformés en éco-citoyens. Ils trient leurs déchets, aident des associations et promeuvent les énergies renouvelables. Le lobby vert a réussi à infantiliser la population et à museler les travaux des scientifiques sérieux qui estiment que la pollution atmosphérique, par exemple, n’est qu’en partie dû à l’être humain. C’est la mode. C’est la nouvelle lubie du progressisme. Mais, soyez tranquille, car « rien ne se démode plus vite que la mode. » (dixit Jean Cocteau)
