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Les Britanniques dominaient les mers et furent les premiers à mettre en œuvre une révolution industrielle qui leur donnait un avantage considérable et rendait l’esclavage obsolète. Ils firent donc une très forte pression sur les autres puissances pour que les barrières douanières soient abattues et l’esclavage aboli. Cela entraîna une grande misère des prolétaires dans les centres de production.
Au cours du XIXe siècle les autres nations occidentales s’industrialisent, d’où une compétition acharnée pour les ressources et les marchés. Par exemple, les industries textiles, chimiques et métallurgiques allemandes avaient, en 1870 déjà, surpassé celles du Royaume-Uni par leur organisation et leur efficacité technique. Tandis que les exportations invisibles (banque, assurance et services de transport) maintenaient le Royaume Uni à un statut conséquence, sa part du commerce mondiale était passée du quart en 1880 à un sixième en 1913, notamment avec les pays moins développés. Les améliorations techniques dopèrent les possibilités de produire et de diffuser, ce qui renforça l’intérêt pour un empire conçu comme un marché exclusif et un moyen de se fournir à bas coûts les matières premières. L’Allemagne abandonna officiellement le libre-échange en 1879, la France en 1881, et bien que n’y renonçant officiellement qu’en 1932, le Royaume-Uni avait déjà depuis longtemps appliqué une politique qui mena aux raidissements et aux guerres.
Après le premier conflit mondial, une nouvelle extension eut lieu au Moyen-Orient sur des régions qui appartenaient à l’Empire ottoman et en Afrique, sur ceux qui étaient de celui d’Allemagne. Mais la Grande Guerre avait ruiné le Royaume-Uni, financièrement et humainement et l’empêchait de maintenir un si vaste empire. Le déséquilibre de traitement entre les diverses catégories de ces habitants devenait impossible à contenir. La fierté nationaliste et la volonté des élites locales d’avoir plus de pouvoir augmentaient la tension.
La difficulté d’obtenir l’appui des dominions lors d’une opération militaire contre la Turquie en le statut de Westminster de 1931. Désormais, le lien de subordination à la couronne britannique par un gouverneur général irait en s’atténuant et les dominions auraient leurs ambassadeurs et une politique totalement séparée. Le Canada ouvrit une mission diplomatique aux États-Unis en 1927 et l’Australie en 1940 dont la demande deux ans plus tard du retrait des troupes sous commandement britannique en Birmanie est le signe que l’intérêt national l’emportait sur celui de l’empire.
Jusqu’à la fin de la seconde Guerre Mondiale, les grandes puissances occidentales continuent à dominer de manière physique, c’est à dire par leur présence effective dans les colonies, leur empire. Ainsi, la Grande-Bretagne crée en 1931, le Commonwealth, une organisation regroupant toutes les colonies britanniques y compris celles qui sont devenus indépendantes politiquement, telles que l’Australie, le Canada ou la Nouvelle-Zélande.
Il tire ses origines des Conférences Impériales de la fin des années 1920 (notons que conférences de premiers ministres britanniques et coloniaux se sont tenues périodiquement depuis 1887) où l’indépendance et la souveraineté des colonies furent reconnue et finalement entérinées par le statut de Westminster de 1931. Le Commonwealth fut établie comme une association de pays libres et égaux, dont l’adhésion reposait sur une allégeance commune à la couronne britannique.
Cette organisation géante qui regroupe 510 millions d’habitants en 1939, a pour fonction d’assurer à la métropole britannique une prépondérance dans les rapports commerciaux des pays membres. La Grande-Bretagne est le premier partenaire économique, commercial et financier de ces pays. Le Commonwealth s’appuie donc sur l’originalité de son organisation. Ses pays membres sont en effet unis par leurs intérêts communs, mais conservent leur autonomie. Ils ne sont liés par aucun traité et jouissent de neutralité lorsqu’un conflit engage un ou plusieurs d’entre eux.
Par ailleurs, le Commonwealth a joué un rôle important pour le progrès social et économique de ses membres. Le Fonds du Commonwealth pour la coopération technique a, par exemple, soutenu les efforts des pays membres en développement afin d’accélérer le rythme de leur croissance économique. L’association des pays du Commonwealth crée aussi des programmes de solidarité et de coopération internationale pour aider les petits États membres.
En conclusion, le capitalisme fût pour l’empire britannique un instrument justifiant son extension en prenant appui sur les territoires colonisés dont il allait exploiter les ressources pour gonfler son économie et accumuler toujours plus de richesses. L’empire britannique créait ainsi la jonction entre le capitalisme et l’impérialisme sous couvert de colonialisme.
Le colonialisme entraînant l’exportation du modèle capitaliste dans les territoires colonisés ; ceci grâce à l’implantation de structures économiques et politiques, outils de la propension capitaliste. De plus, l’impérialisme permet aux puissances européennes de poursuivent leurs rivalités outre mer. Ainsi, en adoptant une politique concurrentielle d’expansion politique, les pays colonisateurs, et notamment le Royaume-Uni, ont prolongé le principe commercial de concurrence capitaliste.
Mais la Première Guerre mondiale et l’émergence d’une concurrence capitaliste accrue entre les pays européens ont participé au déclin progressif de l’Empire britannique. Effectivement, demeurer une grande puissance à la fin du XIXe et au début du XXe siècle ne pouvait plus être dissocié des capacités industrielles. L’enjeu économique prend dans l’expansion coloniale un caractère exacerbé de concurrence entre nations.
Ce déclin britannique s’est poursuivit jusqu’à la Seconde guerre mondiale et la décolonisation. Mais, si l’Empire britannique n’existe plus à proprement parler, il convient néanmoins de noter que l’Angleterre garde une certaine influence sur ces anciennes colonies et ce par le biais du Commonwealth. Et, si l’impérialisme européen est mort, le capitalisme lui a survécu, ce qui fait que le Royaume-Uni reste encore aujourd’hui une puissance importante.
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La Grande-Bretagne constitue le pays pionnier de l’industrialisation. À la fin du XVIIIe, elle est regardée comme un modèle, mais aussi comme une concurrente redoutable. Son industrialisation démarre en fait vers 1720 et s’accélère en 1760. Elle a une puissance de production et de commerce énorme. Ce décollage précoce est dû à la coordination de la production et de l’ouverture marchande, à son archipel entre l’Europe et les USA avec ses interfaces (le pays sert d’intermédiaire entre l’Europe et le reste du monde), à des ressources propres anciennement valorisées et à son système social et politique original avec des paysanneries très tôt privées de la maîtrise du sol (l’enclosure). Ainsi, la population rurale doit compléter ses revenus par l’artisanat (bois, textile, etc.). Le savoir-faire de l’artisanat vient d’ici.
Le Royaume-Uni a des ressources dispersées lui permettant de créer des bassins miniers partout sur le territoire, d’où une ouverture maritime et le dynamisme des villes. On a l’héritage d’un capitalisme pré-industriel ouvert sur les échanges transocéaniques. Ce pays dispose aussi, depuis la révolution de 1668, d’un pouvoir politique qui a renoncé à l’absolutisme et qui a adopté une attitude favorable aux intérêts économiques – bien que les arbitrages soient parfois difficiles entre les intérêts des grands propriétaires fonciers et des marchands.
D’emblée, rejetons les grands mythes comme :
La suprématie technologique de l’Angleterre, car en réalité il y a dans toute l’Europe du Nord-Ouest un contexte favorable à l’innovation, à l’expérimentation et à la connaissance scientifique. Il ne faut pas non plus surévaluer la part de la technologie dans le décollage industriel : les machines de l’époque ont un petit rendement difficile à maîtriser qui nécessite énormément d’énergie. 1840 : l’énergie hydraulique assure les trois quarts de l’énergie et enore la moitié en 1870.
La maîtrise du capital et l’accumulation tirée du commerce mondiale et de la rente foncière. La première phase de l’industrialisation des Îles Britanniques s’opère avec une très faible intensité capitalistique. Les entreprises du XVIIIe et XIXe siècles sont essentiellement familiales et ne font pas appel au système bancaire très peu développé. On a une logique d’autofinancement de la croissance industrielle.
Le principe de libre-échange et de la vertu du libéralisme qui aurait dynamisé la croissance : le décollage industriel s’est opéré à l’échelle des petits bassins autour des villes mal reliées les unes aux autres. De surcoît, il n’y a guère de concurrence, car le coût du transport est trop élevé. Il n’y a pas non plus de marché de consommation sur lequel les producteurs pourraient se battre.
Ainsi, le décollage industriel du Royaume-Uni s’apparente à une dynamique complexe à la fois sociale, économique et culturelle. Cela entraîne le succès et la pérennité de la croissance britannique en période d’essor économique. À partir de ce décollage fin XVIIIe, la croissance ne s’est plus interrompue : la dynamique générale est née de l’impulsion britannique qui a modifié l’Europe et le monde. Le but est de comprendre dans quelles interactions entre sociétés, états et acteurs du marché, s’est développé ce modèle britannique qui va être appelé à être imité et concurrencé, imprimant une marque profonde sur le développement de l’Europe jusqu’au dernier quart du XXe siècle.
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La conscience universelle est souvent comparée à l’océan: une masse fluide, indifférenciée, et la première phase de la création correspondrait à la formation de vagues.
Une vague peut être considérée comme une entité individuelle, et pourtant il est évident que la vague est l’océan, et l’océan la vague. Il n’y a pas de séparation ultime.
La phase suivante de la création serait une vague se brisant sur les rochers et vaporisant l’air de gouttelettes d’eau, qui existeront en tant qu’entités individuelles pendant une courte période, avant d’être à nouveau avalées par l’océan. Ainsi, nous avons là des moments fugitifs d’existence séparée.
Mais imaginons maintenant de l’eau qui s’évapore et forme un nuage. Maintenant, l’unité originelle est obscurcie et cachée par une véritable transformation, et il est nécessaire d’avoir une certaine connaissance en physique pour se rendre compte que ce nuage est l’océan, et l’océan le nuage. Pourtant, à la fin, l’eau du nuage va se réunir avec celle de l’océan sous forme de pluie.
La séparation finale, où le lien avec la source originelle apparaît complètement oublié, est souvent illustrée par un flocon de neige qui s’est cristallisé à partir de l’eau du nuage qui, à l’origine, s’était évaporé de l’océan. On a là une entité très structurée, très individuelle et séparée qui ne comporte, en apparence, aucune ressemblance avec sa source. Maintenant, on a vraiment besoin d’un savoir sophistiqué pour reconnaître que le flocon de neige est l’océan, et l’océan le flocon de neige. Et pour se réunir avec l’océan, le flocon de neige doit abandonner sa structure et son individualité ; il doit subir une mort de l’égo, en quelque sorte, pour retourner à sa source.
Fritjof Capra, La Sagesse des Sages.
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« La trahison s’assied à nos banquets,
Elle brille dans nos coupes,
Elle porte la barbe de nos conseillers,
Elle affecte le sourire de nos courtisans
Et la gaieté maligne de nos bouffons. »
Quentin Durward, Walter Scott.
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L’Empire britannique établi par le Royaume-Uni fut pendant près d’un siècle la première puissance économique, politique, culturelle et scientifique mondiale. Il a souvent été décrit comme la première hyperpuissance mondiale, principalement en raison de son hégémonie et de son étendue. À son zénith, dans les premières décennies du XXe siècle, il comptait une population de 400 à 500 millions et s’étendait sur un espace territorial de 36,6 millions de km, ce qui en faisait l’empire le plus vaste de l’histoire.
L’impérialisme, qui est une politique d’expansion tendant à imposer à des peuples divers l’hégémonie d’un autre peuple, n’a a priori rien à voir avec un système économique particulier puisque l’impérialisme n’est pas apparu avec l’essor du capitalisme moderne fondé sur la liberté d’entreprendre, la propriété privée, la concurrence et la recherche du profit. Mais ce phénomène d’expansion coloniale des XIX-XXe siècles qui est accompagné de justifications politiques, idéologiques, voire religieuses et sociales ne peut pas être dissocié des relations économiques, tournées en faveur de la métropole. Car si l’impérialisme peut être justifié par de toutes autres raisons que les intérêts économiques et que des penseurs capitalistes l’ont décrié comme une entrave au fonctionnement du marché, il semble difficile d’occulter les motivations économiques dont il est avant tout le fruit.
Mais la cause la plus évidente et la plus ancienne de l’impérialisme est politique : il s’agit d’étendre sa domination et son prestige pour ainsi répandre sa civilisation. C’est dans cette optique que la politique coloniales britannique est soutenue. En effet, en 1867, le Royaume-Uni met en place sa première colonie de peuplement, ou dominion, au Canada. L’asservissement politique de populations permet d’exalter la patrie, faisant ainsi dire à un économiste français, en 1870 (cf. Leroy-Beaulieu, De la Colonisation chez les peuples modernes), que « le peuple qui colonise le plus est le premier peuple ; s’il ne l’est aujourd’hui, il le sera demain. » L’impérialisme politique est donc intimement lié à l’exaltation de la patrie et au nationalisme, lui donnant par là même un caractère idéologique et lui permettant ainsi d’imposer son modèle capitaliste.
Si la puissance coloniale est au service du prestige national, l’impérialisme britannique est par ailleurs imprégné d’un messianisme religieux. Cecil Rhodes, célèbre colonisateur anglais, écrit dans son testament que Dieu, s’il en est un, « travaille d’une manière visible à faire de la race anglo-saxonne l’instrument choisi à l’aide duquel il amènera un état social fondé sur la police, la liberté et la paix ».
Cette dernière citation laisse transparaître le sentiment d’une nécessaire mission civilisatrice. Car il s’agit dans la pensée de l’époque d’un devoir d’apporter la civilisation aux peuples qu’ils considèrent comme sauvages. L’éducation des peuples colonisés est aussi un moyen de promotion de la métropole, de sa culture, et de sa civilisation. En Inde, l’Angleterre mène une politique d’occidentalisation systématique pour imposer ses structures et sa logique capitaliste. C’est par exemple l’administration britannique qui prend les rennes de l’administration en Inde jusqu’en 1947.
Des raisons sociales viennent enfin s’ajouter aux aspects politiques, idéologiques et religieux. La colonisation est fréquemment revendiquée comme un outil de pacification des conflits intérieurs. Cecil Rhodes affirme à ce propos que l’impérialisme est rendu inévitable par la misère à laquelle il assiste en métropole. Il écrit ainsi : « L’Empire, ai-je toujours dit, est une question de ventre. Si vous voulez éviter la guerre civile, il faut devenir impérialiste. » Karl Marx explique également que l’augmentation des salaires ouvriers dans les pays européens est rendue possible par l’exploitation des colonies. L’Europe fait face à une véritable explosion démographique, puisqu’elle entame, voire achève, sa transition démographique au cours du XIXe siècle, et l’expansion coloniale permet de pallier ce fort accroissement de population : entre 1850 et 1910, près de 40 millions d’Européens émigrent, principalement vers les pays neufs.
Ces théories faisant l’apologie de la colonisation pour des motifs de fierté et de grandeur nationale, sur des bases religieuses ou bien sur la volonté d’apaiser les troubles sociaux intérieurs sont fortement critiquées par des penseurs libéraux, qui y voient une entrave au libre-échange, meilleur chemin vers l’intérêt du plus grand nombre.
La colonisation est très tôt condamnée par Adam Smith. Puis les radicaux anglais, s’apercevant que l’indépendance américaine a profité au Royaume-Uni plus qu’elle ne l’a desservi car les relations commerciales entre les deux pays se sont intensifiées. S’opposent à la théorie colonialiste de la dépendance les bienfaits de la liberté commerciale. Ce courant anticolonialiste libéral se distingue en Grande-Bretagne d’un mouvement humanitaire abolitionniste. Il parviendra à se faire entendre en condamnant par les urnes la politique annexionniste de Disraeli en 1881, et plus tard, en 1906, le protectionnisme douanier de Chamberlain (futur Premier ministre britannique de 1937 à 1940).
Malgré les condamnations des libéraux, les motivations économiques de l’impérialisme sont constamment présentes dans les discours coloniaux, mêlées aux justifications politiques, idéologiques et sociales. Les intérêts économiques jouèrent un rôle central à l’époque des grandes découvertes, et l’impérialisme de la fin du XIXe siècle n’en est pas non plus exempt. L’Angleterre quie est la terre de la Révolution Industrielle dispose en fait à la fin du siècle d’un surplus de capitaux inemployés, le capitalisme britannique est donc à la recherche de nouveaux débouchés et de placements rentables d’où le renouveau de colonialisme. Ajoutons que la grande confusion entre les milieux économiques et politiques britanniques stimule le climat chauvin qui entoure la conquête impérialiste de nouveaux territoires. L’exemple anglais illustre donc bien le lien étroit entre le fonctionnement du capitalisme et l’impérialisme.
D’autant qu’à partir de 1840, le commerce colonial, qui reposait sur le « pacte colonial », c’est-à-dire que chaque État s’assure le monopole du commerce avec ses colonies par le biais de compagnies privilégiées, cesse d’être une zone abritée. Colonisation et libre-échange se mêlent, sans que les métropoles perdent pour autant leur avantage sur les colonies. Le Royaume-Uni fût le premier a montré la voie puisque dès 1825, Huskisson, le ministre du Commerce, avait autorisé toutes les nations à commercer avec les territoires britanniques.
De plus, tandis que qu’on voit poindre des mesures protectionnistes en Europe suite à la crise des années 1880 (industrielle et commerciale), le Royaume-Uni reste fidèle au libre-échange, malgré l’affirmation politique de Joseph Chamberlain, qui réclame la « préférence impériale » fondée sur un système douanier, par le biais de sa « Ligue pour la réforme des tarifs (douaniers) ». Les puissances européennes deviennent de plus en plus dépendantes de leurs colonies : la part de l’empire dans les échanges internationaux de la Grande-Bretagne était d’environ 25% entre 1854 et 1867, elle est de plus de 30% à la veille de la Première Guerre mondiale. La prospérité britannique repose donc largement sur son empire.
Pour à assurer sa prospérité économique et tirer systématiquement profit de ses colonies, l’empire britannique a renforcé la cohésion de son empire – les différents territoires jouissant de statuts adaptés : dominion, protectorats, colonies. Aussi, il s’est appuyé sur un arsenal militaire solide, mais paradoxalement disproportionné par rapport au territoire sur lequel il s’étend.
Sous le règne de la reine Victoria (1837-1901), celui-ci s’exprima autour de 72 campagnes militaires. Cependant, les Forces armées britanniques n’ont représenté qu’environ 0,8 % de la population. En 1898, la British Army comptait 99 000 soldats professionnels dans les îles britanniques, 75 000 dans l’Empire des Indes et 41 000 dans le reste de l’Empire. L’armée de l’Inde britannique était forte de 148 000 hommes tandis que la Royal Navy comptait 100 000 hommes. Pourtant, le budget de la Défense cette année était de 40 millions de livres sterling, soit 2,5 % du PNB. Il semble alors que l’impérialisme britannique recouvre une réalité visiblement occultée ; celle de déployer des moyens militaires conséquents à l’image de la puissance de la nation qui les met sur pied.
À son apogée, l’Empire britannique, à savoir à la fois le Royaume-Uni et toutes les entités sur lequel il exerçait son contrôle, s’étendaient sur un tiers des terres émergées et englobait un quart de la population mondiale. L’Empire britannique fut donc le plus grand et le plus peuplé que l’histoire ait connu. D’où la célèbre phrase qui veut que l’empire britannique soit : « un empire sur lequel le soleil ne se couche jamais» puisqu’en effet une partie de l’empire restait constamment ensoleillé.
À la fin de l’époque victorienne, c’est-à-dire au début du XXe siècle, le Royaume-Uni a perdu énormément de son monopole industriel, en particulier au profit des États-Unis, qui a surpassé le pays en production et commerce industriel au tournant des années 1890. Le pays resta quand même une superpuissance prépondérante et son empire atteignit sa superficie maximum en 1921.
Il tient lieu de ne pas occulter qu’à l’image des États-Unis d’aujourd’hui, l’empire britannique de naguère fut une thalassocratie maritime. En tant que telle, elle ne trouva donc aucun intérêt à ce qu’une Europe continentale unie et forte émerge, risquant ainsi de trouver face à elle un concurrent économique. Ces rivalités économiques et géopolitiques incitèrent le Royaume-Uni à s’étendre en empire dans le but d’ériger un colosse économique n’ayant pas à craindre une éventuelle rivalité européenne.
Cependant, l’administration britannique dû avoir recours à une législation stricte pour garantir la pérennité de son hégémonie. Ce qui passa par exemple par l’abrogation des lois sur le blé. Ce qui eut pour effet d’étendre à tout l’empire britannique le principe de la politique de main-d’œuvre à bon marché. Après une déferlante de produits d’alimentation à bas prix, les seuls bénéficiaires de cette politique furent les gigantesques établissements londoniens de commerce international et les banques qui les finançaient. Le clivage social de la société britannique s’aggrava, entre une mince frange de population très opulente et une masse d’individus paupérisés, en nombre grandissant. Ces dispositions favorisèrent les inégalités sociales.
Le postulat suivant éclaire sur les rivalités géopolitiques entre les îles britanniques et le continent qui les poussa à profiter des circonstances particulières. Celles-ci firent d’elle une île séparée de l’Europe continentale. La libérant des coûts d’entretien d’une armée de terre, afin de se concentrer sur la maîtrise des mers. Le pillage des richesses des vastes confins du monde lui a permis de maintenir un équilibre des forces sur le continent, créant ou finançant à volonté des coalitions contre toute nation, qui à un moment donné a semblé sur le point de dominer la masse continentale européenne.
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Un journaliste – Parmi beaucoup de maux qui tourmentent l’Afrique, il y en en particulier celui de la diffusion du Sida. La position de l’Église catholique sur la manière de lutter contre lui, est souvent considérée pas réaliste et pas efficace. Affronterez-vous ce thème pendant le voyage ?
Le pape – « Je dirais le contraire. Je pense que la réalité la plus efficace, la plus présente et la plus forte dans la bataille contre le Sida est vraiment l’Église catholique avec ses structures, ses mouvements et communautés. Je pense à Sant’Egidio qui fait tant dans la lutte contre le Sida, aux ‘camilliani‘, aux soeurs qui se consacrent aux malades. On ne peut pas surmonter le problème du Sida seulement avec l’argent, qui aussi est nécessaire, s’il n’y a pas une âme qui sait appliquer une aide. Et on ne peut pas surmonter ce drame avec la distribution de préservatifs, qui au contraire augmentent le problème. La solution peut être double, une humanisation de la sexualité et une vraie amitié envers les personnes souffrantes, la disponibilité, même avec des sacrifices personnels, à être avec les souffrants. Ceci est notre double force : rénover l’homme intérieurement, lui donner la force spirituelle et humaine pour avoir un comportement juste et en même temps la capacité de souffrir avec les souffrants dans les situations d’épreuve. Cela me semble la juste réponse que l’Église donne, une contribution importante ».
NB : Ceux qui s’offusquent des propos de Benoit XVI considèrent-ils que l’homme africain est incapable de contrôler ses pulsions ?
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Via E-Deo.
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La mondialisation peut être définie comme un mouvement d’internationalisation des économies par le développement des échanges transfrontaliers. Cependant, la mondialisation, ce n’est pas simplement une économie internationale qui resterait un assemblage d’économies nationales reliées entre elles par des réseaux de commerce, d’investissement et de crédit. Ce qui prend forme aujourd’hui, c’est une économie globalement intégrée.
La mondialisation a des significations multidimensionnelles. Elle est économique, politique et culturelle. En effet, la mondialisation se présente aussi comme un grand déstabilisateur culturel et spirituel pour le monde non occidental. La mondialisation de l’économie est l’accélération et l’approfondissement de l’internationalisation du mode de production et de reproduction de l’économie occidentale – économie de marché – à travers une grande mobilité de ressources et une plus grande concurrence planétaire.
La mondialisation économique (ou économique et financière) concerne l’ensemble des échanges économiques devenus mondiaux :
Certains de ces échanges peuvent former des marchés mondiaux. Le terme mondialisation est parfois pris comme synonyme de l’anglicisme globalisation. En France, la notion est fortement connotée de libéralisme, au sens de “Libéralisation mondiale”.
Implantations à l’international :
L’implantation des entreprises à l’international se développe dans un triple but :
« Globalisation » de l’économie :
Cette globalisation est le résultat de l’internationalisation des flux économiques et financiers par l’implantation à l’international grâce à la révolution technologique, la globalisation de l’économie est illustrée par les firmes transnationales, appelées communément multinationales dites mondiales ou globales (aussi appelées F.M.N.), et marque une nouvelle étape dans l’histoire du capitalisme.
Dans le même temps, des capitaux circulent par milliards d’un pays à l’autre, en raison d’une très grande facilité de communication procurée par les technologies de l’information. Cela crée des opportunités spéculatives pouvant être source de déstabilisation financière.
Ici, les multinationales ont un rôle central. Une multinationale est en fait une entreprise de grande dimension (en fait sous forme de groupe d’entreprises) implantée dans de nombreux pays par le biais de très nombreuses filiales, opérant soit sur une zone géographique déterminée, soit sur le monde entier.
Ses centres de décision restent dans le pays dont elle est originaire (localisation du siège social), et celui-ci représente une part peu importante du chiffre d’affaires de la société (généralement moins de 50%).
L’ensemble des activités d’une multinationale, même les plus stratégiques, peuvent être délocalisées pour des questions de coût ou de stratégie (ex : Hewlett Packard dispose en France de centres de recherche très importants) ou encore de gestion comptabilité. Il est ainsi souvent avantageux de produire là où la main d’œuvre est plus faiblement rémunérée — à condition qu’elle se montre suffisamment productive, de vendre sur les marchés les plus rentables, et de rechercher la fiscalité la moins contraignante.
D’après certaines études, les échanges entre filiales des multinationales représenteraient un tiers du commerce mondial et les échanges entre les maisons mères des multinationales et leurs filiales un autre tiers du commerce mondial.
La firme multinationale est à distinguer de la firme transnationale : cette dernière étant une firme multinationale qui réalise plus de 25% de son chiffre d’affaires à l’étranger, à l’exemple de Nestlé.
Les sociétés multinationales produisent une part plus ou moins grande des biens et services qu’elles commercialisent à l’étranger, c’est-à-dire hors de leur marché domestique. Cette logique de pénétration des marchés passe par une localisation géographique de la firme à l’étranger. Selon la définition formelle qu’en donne l’Organisation des Nations unies, est multinationale la société qui détient une participation significative en capital dans des filiales ou des sociétés apparentées situées à l’étranger. Dans le cas d’une filiale stricto sensu, la société mère possède une participation majoritaire dans le capital.
Pourtant, il n’est pas nécessaire de détenir cette majorité du capital pour devenir l’actionnaire de référence d’une entreprise. Bien souvent, notamment lorsque le montant du capital est dilué auprès du public, ce qui est le cas de nombreuses sociétés cotées à une bourse de valeurs, la fraction du capital qui permet de s’assurer le contrôle effectif de l’entreprise (et donc de la « filialiser ») est bien inférieure à ce seuil symbolique de 50 p. 100 plus une voix.
La réglementation française considère, pour sa part, qu’un investissement de portefeuille se transforme en investissement direct dès lors qu’une firme détient plus de 20 p. 100 du capital d’une autre entreprise. Dans le cas des sociétés apparentées, la détention de 10 p. 100 des actions assorties d’un droit de vote permet d’affirmer qu’une société est apparentée à une autre qui y exerce, pour le moins, un pouvoir de fait.
Au-delà de cette conception, il existe des formes originales de participation entre sociétés. C’est le cas notamment des joint-ventures qui associent à parité résidents et étrangers au sein d’une entreprise. La formule est par exemple fréquemment usitée dans les pays dits émergents regroupant les pays asiatiques ainsi qu’à un degré moindre dans certains pays d’Europe centrale qui souffrent d’une carence en infrastructures. La formule permet pour le non-résident de s’implanter sur un nouveau marché en échange d’un apport technologique qui permet d’accélérer le développement du pays d’accueil.
Bien souvent, ce type d’association permet à la société multinationale de bénéficier « d’avantages politiques » qui le plus souvent consistent en exemptions fiscales afin d’attirer capitaux et entreprises étrangères. La joint-venture peut également constituer l’occasion d’associer capitaux privés et capitaux publics dans des projets de coopération.
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Une usine à Détroit.
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